Pancréas artificiel / Artificial Pancreas

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Pancréas artificiel : des résultats encourageants pour un projet français

Le 06.01.2017 à 17h35

 

Diabeloop, un projet de "pancréas artificiel", a obtenu des résultats positifs lors d'une première étude clinique. La commercialisation est prévue pour 2018.

 

LE CAPTEUR DU PANCRÉAS ARTIFICIEL DISPOSÉ AU NIVEAU DE L'ABDOMEN PERMET DE MESURER LE TAUX DE SUCRE DANS LE SANG (GLYCÉMIE) TANDIS QU'UNE POMPE À INSULINE EST COLLÉE SUR LE BRAS SOUS FORME DE PATCH.

© DIABELOOP

 

Un projet de "pancréas artificiel", constitué d'une pompe à insuline connectée à un capteur de glycémie sur la peau, a obtenu des résultats positifs lors d'une première étude clinique, ont annoncé le 5 janvier 2017 ses développeurs, les sociétés françaises Cellnovo et Diabeloop. L'étude réalisée sur 36 patients diabétiques de type 1 (insulino-dépendants) dans neuf centres différents en France a permis de tester le système dans trois situations différentes, a expliqué à l'AFP Guillaume Charpentier, président de Diabeloop, qui a conçu l'algorithme du système permettant de délivrer automatiquement et en temps réel une dose d'insuline adéquate.

 

Trois études cliniques pour obtenir un remboursement par la Sécurité sociale

 

Chaque scénario a duré trois jours. Un premier groupe de patients a testé le dispositif "au calme", sans stress ni effort physique. Un deuxième groupe l'a expérimenté en effectuant des repas gastronomiques, et un troisième en faisant du sport, selon M. Charpentier. Les résultats ont été positifs dans les trois cas, mais c'est surtout les deux derniers groupes de patients qui intéressaient Cellnovo et Diabeloop : car le pancréas artificiel a vocation à réguler le taux de glycémie quand les patients n'y arrivent pas avec leurs équipements classiques, ce qui arrive notamment après des repas copieux ou une activité physique notable. "C'est là où le pancréas artificiel fait merveille, car il s'adapte en permanence à la situation. La moyenne de glycémie a été nettement meilleure" par rapport à des pompes à insuline préprogrammées manuellement, a estimé M. Charpentier. Les résultats scientifiques détaillés de l'étude seront publiés mi-février 2017.

 

Ce même mois doit aussi démarrer une nouvelle étude clinique, incluant cette fois-ci 60 patients dans 12 centres, qui seront ensuite suivis à domicile sur trois mois. Cet essai aura pour but de générer des données afin d'obtenir un marquage CE, en vue de commercialiser le système dans l'Union européenne dès 2018. Pour espérer un remboursement du dispositif par les systèmes de santé, l'étape ultime du projet, une troisième étude clinique devra être réalisée sur un plus grand nombre de patients à l'horizon 2018, a rappelé M. Charpentier.

 

Le diabète de type 1, qui représente environ 10% des cas de la maladie, apparaît le plus souvent de manière brutale chez l'enfant ou le jeune adulte, et se caractérise par une production insuffisante d'insuline, hormone secrétée par le pancréas qui régule le taux de sucre dans le sang (glycémie). À terme, une glycémie mal contrôlée peut entraîner la cécité, une insuffisance rénale, des accidents cardiovasculaires ou des amputations de membres inférieurs. Plusieurs autres projets de pancréas artificiel sont actuellement en développement dans le monde, y compris en France. Le 28 septembre 2016, l'Agence américaine du médicament (FDA) a autorisé la commercialisation d'un premier pancréas artificiel : il s'agit du MiniMed 670G de l'entreprise Medtronic, dont le siège est en Irlande.

 

Un dispositif en trois parties

 

Diabeloop est un dispositif de pancréas artificiel constitué de trois parties. La première est une pompe collée sur le bras, sous forme de patch. Elle délivre automatiquement de l’insuline pour abaisser le taux de sucre dans le sang et le maintenir à un taux normal (autour de 1g par litre). La seconde est un capteur disposé au niveau de l’abdomen. Celui-ci mesure le taux de sucre au niveau sous cutané. Via une connexion Bluetooth, ces informations sont transmises à la troisième partie du pancréas artificiel, située elle dans la poche du patient. Elle est représentée par un smartphone sophistiqué et personnalisé. Il analyse, via des algorithmes complexes prenant en compte différent paramètres (poids de la personne, vitesse d’action de l’insuline...), le taux de sucre circulant dans le sang pour pouvoir adapter automatiquement la dose d’insuline nécessaire qui est administrée par la pompe.

 

LL avec AFP (et Sylvie Riou-Milliot)

Artificial pancreas: encouraging results for a French project

Le 06.01.2017 à 17h35

 

Diabeloop, a project of "artificial pancreas", obtained positive results in a first clinical study. Commercialization is planned for 2018.

THE ARTIFICIAL PANCREA SENSOR AVAILABLE AT THE ABDOMEN LEVEL PERMITS TO MEASURE THE RATE OF SUGAR IN THE BLOOD (GLYCEMIA) WHILE AN INSULIN PUMP IS COLLECTED ON THE ARM IN THE FORM OF PATCH.

© DIABELOOP

 

A project of "artificial pancreas", consisting of an insulin pump connected to a blood glucose sensor on the skin, obtained positive results in a first clinical study, announced on January 5, 2017 its developers, French companies Cellnovo and Diabeloop. The study, carried out on 36 patients with type 1 diabetes (insulin-dependent) in nine different centers in France, tested the system in three different situations, Guillaume Charpentier, President of Diabeloop, System algorithm to automatically and automatically deliver an adequate dose of insulin.

 

Three clinical studies to obtain reimbursement by the Social Security

 

Each scenario lasted three days. A first group of patients tested the device "quietly", without stress or physical effort. A second group experimented with gourmet meals, and a third with sports, according to Charpentier. The results were positive in all three cases, but it was mainly the last two groups of patients that interested Cellnovo and Diabeloop because the artificial pancreas is intended to regulate the blood sugar level when the patients do not arrive with their equipment Classic, which happens especially after hearty meals or a noticeable physical activity. "This is where the artificial pancreas performs wonderfully, because it constantly adapts to the situation. The average blood glucose was significantly better" compared to insulin pumps preprogrammed manually, said Mr. Charpentier. The detailed scientific results of the study will be published in mid-February 2017.

 

This same month is also to start a new clinical study, this time including 60 patients in 12 centers, which will then be followed at home over three months. The aim of this trial will be to generate data in order to obtain a CE marking in order to commercialize the system in the European Union by 2018. To hope for a reimbursement of the system by the health systems, A third clinical study will have to be carried out on a larger number of patients by 2018, recalled Mr. Charpentier.

 

Type 1 diabetes, which accounts for about 10% of the cases of the disease, usually occurs in a brutal way in children or young adults, and is characterized by insufficient production of insulin, a hormone secreted by the pancreas Regulates the level of sugar in the blood (blood glucose). Eventually, poorly controlled blood glucose levels can lead to blindness, kidney failure, cardiovascular events, or lower limb amputations. Several other artificial pancreas projects are currently under development around the world, including in France. On September 28, 2016, the US Agency for Drugs (FDA) authorized the sale of a first artificial pancreas: the Medtronic MiniMed 670G, headquartered in Ireland.

 

A three-part device

 

Diabeloop is an artificial pancreas device made up of three parts. The first is a pump glued to the arm, in the form of a patch. It automatically delivers insulin to lower the blood sugar level and keep it at a normal rate (around 1g per liter). The second is a sensor located at the level of the abdomen. It measures the sugar level at the subcutaneous level. Via a Bluetooth connection, this information is transmitted to the third part of the artificial pancreas, located in the patient's pocket. It is represented by a sophisticated and personalized smartphone. It analyzes, through complex algorithms taking into account different parameters (weight of the person, speed of action of insulin ...), the level of sugar circulating in the blood so as to be able to automatically adapt the necessary dose of insulin which Is administered by the pump.

LL avec AFP (et Sylvie Riou-Milliot)

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