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Le diabète, la recherche et l'accompagnement.

Diabetes, Research and Support

Innovation : mesurer sa glycémie sans se piquer

20 janvier 2016 | Diagnostic

 

Se piquer le bout du doigt pour obtenir sa mesure de glucose est une routine journalière pour prêt de 285 millions de personnes diabétiques dans le monde. Cependant, ni la douleur ni le procédé ne sont agréables, et il est particulièrement difficile à accepter pour les enfants qui n’en comprennent pas l’intérêt.

 

Heureusement, grâce aux nouvelles technologies innovatrices de senseurs de glucose, on espère que dans les prochaines années, les méthodes de mesure du glucose changeront, et que ces désagréables piqûres disparaîtront.

 

Nouveaux dispositifs

 

Ce n’est pas la première fois que nous assistons aux lancements de « nouvelles technologies » pour mesurer notre taux de glucose (la plus remarquable étant celle des lentilles Google). Il existe aujourd’hui des dispositifs qui suppriment la nécessité des piqûres répétitives pour lire les niveaux de glucose grâce à des senseurs.

 

L’un de ces dispositifs se compose d’un petit senseur rond (de la taille d’une pièce de deux euros) que l’on dispose sur la partie postérieure du bras. Il est capable de mesurer chaque minute le glucose dans le liquide interstitiel, au travers d’un petit filament (de 5 mm de long pour 0,4 mm de large) qui s’insert juste sous la peau et se fixe avec un petit adhésif. Ce petit senseur dans le bras dure jusqu’ à 14 jours, est jetable, résistant à l’eau, et le plus important : il ne provoque aucune douleur. Les lectures peuvent se réaliser alors que le senseur se trouve sous les vêtements, garantissant ainsi l’intimité de la personne. De plus, on peut obtenir le résultat aussi souvent qu’on le veut au cours de la journée et il ne nécessite pas de calibrage par le biais de piqûres dans le doigt.

 

Même s’il s’agit d’un système qui ne peut pas entrer dans le budget de la plupart des personnes, il suppose une avancée quantitative dans la gestion des niveaux de glucose dans le sang, et solutionne une bonne partie des gènes auxquelles les diabétiques font face lorsqu’ils prennent leurs mesures.

 

Il existe d’autres dispositifs qui vont bien plus loin. La mesure peut aussi se faire par simple contact de votre doigt sur un censeur, un laser mesure la fluorescence qui indique la concentration de glucose dans le sang. Il est composé d’un cristal de silicone capable de générer une fluorescence par le biais de lasers de basse puissance, et permet ainsi de mesurer l’indice de glucose dans le sang de manière indolore. Il suffit de poser son doigt sur le dispositif et attendre 30 secondes pour avoir ce résultat. Ce système est très similaire aux composants optiques utilisés par les smartphones. Les études initiales avec le dispositif montrent qu’il atteint 95.5% de précision en comparaison à la forme actuelle.

L’importance d’un contrôle régulier

 

Il est fondamental que le lecteur soit capable de sauvegarder un historique des dernières semaines. Les résultats doivent se présenter de manière claire, avec des graphiques visuels qui peuvent être consultés aussi bien par l’utilisateur que par les professionnels de santé, en indiquant les tendances du glucose, son augmentation ou sa diminution.

 

La douleur, l’inconvenance et l’indiscrétion des piqures dans le doigt pour effectuer les mesures de glucose chez les diabétiques pourront, espérons-le, bientôt faire partie du passé.

 

Progrès scientifiques

Auteur : Équipe de médecins

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Acidocétose diabétique : causes et symptômes

 

Qu'est-ce que l'acidocétose diabétique ou coma des diabétiques ? Comment reconnaître les symptômes pour la détecter à temps ?

7 décembre 2015 | Diagnostic

 

Vous êtes diabétique, sans doute avez-vous déjà entendu parler des complications qui se présentent presque toujours si vous ne suivez pas correctement votre traitement. Nous vous parlons aujourd’hui ce qu’est l’acidocétose diabétique, une des complications les plus graves, qui peut mettre votre vie en danger.

 

En quoi consiste-t-elle ?

On parle d’acidocétose diabétique lorsque le corps ne peut pas utiliser le glucose pour nourrir les cellules parce qu’il n’y a pratiquement plus d’insuline dans le sang. Le corps commence alors à extraire l’énergie de sa propre graisse grâce à une réaction métabolique appelée cétose.

Ces réactions produisent des substances chimiques que les médecins appellent des composés cétoniques. Ces molécules sont toxiques par leur acidité, et s’éliminent par l’urine. Dans un corps sans insuline, qui doit donc recourir à la cétose pendant plusieurs heures, la concentration de cétones peut être tellement élevée qu’elle finit par altérer gravement le pH du sang.

 

Le corps tente alors de corriger ce déséquilibre par la respiration et l’urine, alors que le sang s’acidifie et possède une concentration très élevée en glucose. Éventuellement, et comme conséquence de ces graves déséquilibres métaboliques, une personne peut se trouver dans un état stuporeux, voire entrer dans un coma.

Quelles sont les causes d’une acidocétose diabétique ?

 

L’acidocétose peut se développer dans les deux types de maladie, même si elle est plus fréquente chez les diabétiques de type 1. Chez quelques personnes âgées atteintes de diabète de type 2, il peut se développer une affection en lien avec l’acidocétose : le coma hyperosmolaire non cétonique.

 

Il est très rare que l’acidocétose se présente chez une personne suivant son traitement avec régularité. La plupart des cas se manifestent chez des diabétiques de type 1 qui n’ont pas encore été diagnostiqués. Les autres cas se présentent en général quand le patient ne s’est pas administré les doses d’insuline nécessaires régulièrement, n’a pas mangé suffisamment ou a fait une réaction à l’insuline (niveau bas de glucose) pendant la nuit.

 

Les symptômes

 

L’acidocétose se développe en quelques heures à peine, et peut mettre gravement en danger la vie du patient. Les symptômes commencent par une sensation de bouche sèche et un besoin constant d’uriner. Les personnes affectées par cette complication présentent en général des taux de glucose élevés dans le sang, et une grande concentration de corps cétoniques dans leurs urines

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Apparaissent ensuite des nausées, étourdissements et vomissements, accompagnés d’autres symptômes comme une peau sèche ou rougie et une haleine « sucrée ». Si le patient n’est pas déjà à ce stade entre les mains d’un médecin, il faut tout de suite appeler les Urgences : le coma peut se produire en quelques heures.

 

Comment la détecter à temps

 

Indépendamment de ces symptômes, si vous êtes diabétique, vous devez contrôler régulièrement vos niveaux de glucose dans le sang. S’ils sont élevés (plus de 300mg/dl), vérifiez si vous avez des corps cétoniques par une analyse d’urine. Si c’est le cas, rendez-vous à l’hôpital le plus vite possible.

 

Si vous avez une infection, vous devez redoubler de vigilance. En effet, les gastroentérites sont bien souvent la cause de ces urgences, car le patient se nourrit moins et ses besoins énergétiques augmentent à cause de la fièvre. Si vous présentez des chiffres élevés de glucose dans le sang, administrez-vous de l’insuline et restez vigilent aux changements.

 

Symptôme , Diagnostic

Auteur : Équipe de rédaction

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Le diabète est-il héréditaire ?

 

Oui, il existe une prédisposition génétique à souffrir de diabète type 1 ou type 2. Mais d'autres facteurs jouent aussi un rôle fondamental.

2 novembre 2015 | Diagnostic

 

Si vous êtes diabétique, il est fort probable que vous vous soyez déjà posé cette question : mes enfants en auront-ils aussi ?

Le diabète de type 1 et celui de type 2 ont des causes bien distinctes, mais dans les deux cas, il existe une prédisposition génétique à souffrir de la maladie. Sachez qu’il existe cependant aussi des facteurs environnementaux qui jouent un rôle fondamental dans leur développement. Les altérations génétiques ne sont pas suffisantes pour déclarer à elles seules un type de diabète. Voici les facteurs qui influent sur le développement des différents types de diabète.

 

• diabète de type 1

 

C’est une maladie auto-immune dans laquelle se produit une destruction des cellules bêta du pancréas, chargées de synthétiser l’insuline. Les personnes qui souffrent de diabète de type 1 ont besoin de s’administrer de l’insuline pour vivre. Comme elles possèdent une base génétique ayant des altérations dans différents gènes, il existe une prédisposition familiale à en souffrir, mais aucune transmission génétique n’est spécifiquement établie.

En plus de la composante héréditaire, plusieurs autres facteurs sont nécessaires pour déclencher la maladie. L’identification de ces facteurs est toujours à l’heure actuelle un sujet de recherche : des études contradictoires appuient ou écartent chaque facteur. Ces derniers doivent donc être pris en compte avec précaution. Les principaux sont :

- des infections par certains virus, à l’époque du fœtus ou au cours de la vie : rubéole congénitale, coxsackie B4, entérovirus.

- une exposition précoce au lait de vache

- un déficit en vitamine D

- un apport réduit en acides gras Omegas-3

- un climat et des saisons froides

 

De plus, ce type de diabète peut être associé à d’autres maladies auto-immunes, comme hypothyroïdie auto-immune, l’insuffisance surrénale auto-immune, ou la maladie cœliaque.

L’incidence du diabète de type 1 varie selon la région géographique. En général, le risque d’en souffrir augmente avec la distance depuis l’équateur.

 

D’autre part, le risque approximatif de présenter un diabète de type 1 est de:

- 0,4% lorsqu’il n’existe aucun antécédent familial

- 2 à 4% lorsque la mère souffre de diabète de type 1

- 5 à 8% lorsque le père souffre de diabète de type 1

- 5 à 6% lorsqu’un frère ou une sœur souffre de diabète de type 1

- 6 à 8% lorsque l’on a un jumeau dizygote (ou faux jumeau) souffrant de diabète type 1

- jusqu’à 30% quand les deux parents sont atteints de diabète de type 1

- de 50% tout au long de la vie à 30% dans les 10 ans postérieurs au diagnostic du premier dans les cas de jumeaux monozygotes (ou vrais jumeaux)

 

•diabète de type 2

 

C’est la cause la plus courante de diabète et elle possède un potentiel d’héritage familial bien plus élevé que le diabète de type 1. Même ainsi, comme dans le cas du diabète de type 1, son développement se base sur une prédisposition génétique avec de multiples gènes impliqués, et sur des facteurs environnementaux. Les facteurs environnementaux qui contribuent au développement du diabète de type 2 sont principalement l’obésité et le sédentarisme.

Le risque estimé de souffrir de diabète de type 2 est de :

- 40% lorsque l’un des parents souffre de diabète

- 60% lorsque les deux parents en souffrent

La bonne nouvelle en ce qui concerne l’hérédité de la maladie, c’est qu’il est entre nos mains de retarder ou même éviter son développement.

 

•diabète de type MODY (Maturity Onset Diabetes of the Young)

 

C’est un type plutôt rare de diabète (à peine 1% des cas). Il est dû à un problème génétique concret et son héritage familial est dominant : une personne atteinte de ce type de diabète a 50% de risques de le transmettre à son enfant. Autrement dit, une de ses enfants sur deux aura du diabète.

 

Le diabète de type MODY est diagnostiqué en général pendant le bas âge ou l’enfance. Pour confirmer le diagnostic, il faut réaliser un test génétique par analyse de sang.

 

On connait six différents types de diabète MODY, mais les plus fréquents sont le MODY 2 et le MODY 3. Ils possèdent des caractéristiques distinctes car les altérations génétiques qui les produisent sont différentes. Le MODY 2, par exemple, ne produit pas de niveaux de glycémie trop élevés, et provoque moins de complications chroniques. Le MODY 3 par contre, est caractérisé par une maladie progressive qui, même si elle répond très bien à un type concret d’hypoglycémiants (les sulfonylurées), développe des complications chroniques comme le diabète de type 1 ou de type 2.

 

Parent , Enfant , Diagnostic

Auteur : Équipe de médecins

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Relation entre diabète et hypertension

 

Quels sont les symptômes de l'hypertension ? Comment la contrôler ? Quelle influence a l'hypertension sur le diabète ?

5 octobre 2015 | Diagnostic

 

Vivre avec le diabète est possible, mais ce que nous souhaitons tous, c’est vivre bien, sans trop de problèmes, ni de préoccupations. Il est donc important de contrôler sa glycémie pour éviter les maladies associées au diabète qui peuvent occasionner de sérieuses complications. L’une des plus courantes et qui n’est pas à prendre à la légère, c’est l’hypertension.

 

L’hypertension est l’augmentation de la force avec laquelle le sang circule dans les artères. Elle affecte le cerveau, le cœur, les poumons, les reins et les yeux. Mais savez-vous qu’elle est le lien entre diabète et hypertension ? Savez-vous comment l’hypertension influe sur votre état de santé général ? Cet article vous en dit plus afin que vous mettiez toutes les chances de votre côté d’avoir un futur en pleine santé.

Qu’est-ce qui provoque l’hypertension ?

 

Le diabète est un des facteurs déclenchant de l’hypertension. Si vous avez du diabète, vous avez donc plus de risques de souffrir d’hypertension mais il existe bien d’autres facteurs qui influent sur une pression élevée :

 

- l’héritage génétique. Dans le cas de la pression artérielle, il existe une relation directe entre la présence d’une tension élevée chez les membres au premier degré d’une famille, et un développement ultérieur de niveaux de tension artérielle au-dessus de la normale.

- l’obésité. C’est pour cela qu’il est aussi important de combattre le sédentarisme et de pratiquer une activité physique régulière, cela vous permet de perdre ces kilos en trop et d’éviter l’hypertension.

- une alimentation peu équilibrée. Un régime alimentaire peu sain, riche en sel et en graisses saturées n’est pas le meilleur allié de notre santé.

- le tabagisme. Le tabac augmente considérablement les dommages provoqués sur les vaisseaux. Une raison de plus pour arrêter de fumer !

- la consommation d’alcool. Ce qui est mauvais pour la santé, c’est l’excès, une consommation journalière supérieure à 40 grammes d’alcool peut provoquer une augmentation de votre pression artérielle.

- la nervosité ou le stress. Bien plus souvent que ce qu’on ne croit, le stress est l’élément déclencheur de l’hypertension.

Quels sont les symptômes de l’hypertension ?

 

Bien souvent l’hypertension ne présente pas de symptômes dans les premiers temps. Cependant dans d’autres cas, ou bien lorsque la maladie est à un stade plus avancé, on peut ressentir des vertiges, des étourdissements, des nausées, des maux de crâne, un bourdonnement dans les oreilles, de la fatigue, une pression dans la poitrine ou des fourmillements dans les mains et les pieds.

Quels sont les effets de l’hypertension sur le diabète ?

 

Plusieurs études ont révélé qu’entre 40 et 60% des personnes ayant du diabète ont aussi de l’hypertension artérielle. Alors que chez les diabétiques de type 1 l’hypertension est souvent diagnostiquée des années après les débuts de la maladie -lorsque la fonction rénale commence à en souffrir, chez les diabétiques de type 2, on la détecte généralement en même temps, même parfois avant le diabète lui-même.

 

L’hypertension artérielle accélère et aggrave les dommages causés par le diabète sur les artères. Les personnes souffrant d’hypertension ont plus de risques de développer un infarctus du myocarde, une insuffisance rénale ou un accident vasculaire cérébral (thrombose).

Comment contrôler l’hypertension ?

 

Vous pouvez commencer par prendre soin de votre alimentation, éviter le surpoids et arrêter de fumer sont les premières choses à faire. Vous pouvez aussi appliquer certaines recommandations qui vous aident à avoir une bonne qualité de vie :

- Ayez une activité physique. Pratiquez régulièrement (tous les jours) une activité physique, même légère, cela aide votre organisme à réduire le taux de glucose dans le sang, et vous diminuez ainsi votre pression artérielle et votre cholestérol tout en contrôlant mieux votre poids.

- Prenez soin de vos yeux. Pour prévenir des complications oculaires, il est nécessaire de vous rendre chez un ophtalmologue au moins une fois par an.

- Chouchoutez vos pieds. Jetez-y un œil tous les jours. Il est vraiment important de maintenir une bonne hygiène et de vérifier les éventuelles plaies quotidiennement. Un simple petit « bobo » peut causer de nombreuses complications.

- Menez une vie sereine et tranquille. Le stress n’est pas bon, vous le savez. Prenez plutôt la vie du bon côté et les choses avec philosophie, évitez les préoccupations inutiles.

 

Traitement non pharmaceutique , Symptôme , Activité physique , Médication , Alimentation ,Diagnostic

Auteur : Équipe de rédaction

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