Traitement

Le diabète, la recherche et l'accompagnement.

Diabetes, Research and Support

Traitement du diabète : la pompe à insuline

 

Qu'est-ce que la pompe à insuline ? Comment est-ce qu'elle fonctionne ? Qui peut l'utiliser ?

8 juin 2015 | Traitement

 

Le traitement principal du diabète de type 1 se base sur l’administration d’insuline. Le modèle habituel du traitement consiste à administrer une insuline lente ou basale qui maintient les niveaux de glucose durant les périodes de jeûne, et une insuline rapide qui s’injecte juste avant les repas dans le but de maintenir la glycémie stable pendant qu’on mange. On appelle ce schéma de traitement le « basal-bolus » ou traitement par multi-injections. Depuis quelques années on compte aussi une autre forme d’administrer de l’insuline : c’est la fameuse pompe à insuline, ou la perfusion sous-cutanée continue d’insuline (PSCI).

 

Qu’est-ce qu’une pompe à insuline ?

 

Il s’agit d’un dispositif de petite taille, similaire a un téléphone portable, qui permet d’administrer l’insuline de manière continue à travers un cathéter fin et une petite canule qui s’insère dans la peau, généralement dans la zone de l’abdomen. Ce système de diffusion se change tous les trois jours, et diminue ainsi considérablement la quantité d’injections nécessaires. La pompe à insuline permet une administration de l’insuline plus physiologique, plus proche de la sécrétion naturelle. Elle aide ainsi à obtenir un meilleur contrôle du diabète et à réduire les crises d’hypoglycémie. L’insuline que la pompe administre est une insuline rapide qui remplace aussi les fonctions de l’insuline lente, car elle est administrée sous forme continue tout au long de la journée. Tout comme avec la thérapie basal-bolus, il est nécessaire d’apporter une insuline extra avant chaque repas (bolus). Les diffuseursdisposent d’outils qui aident à calculer le bolus, en tenant en compte des paramètres déterminés qui s’introduisent dans le programme, comme la glycémie avant le repas et la quantité d’hydrates de carbone qui seront ingérés.

 

Pour commencer le traitement avec la pompe à insuline, l’endocrinologue doit réaliser une analyse rigoureuse de la glycémie de la personne, en observant en plus ses différents besoins en insuline au cours de la journée. Chaque personne possède des besoins concrets et spécifiques. Comme la personne gère elle-même sa pompe avec l’aide de l’équipe responsable, il est indispensable de savoir l’utiliser correctement.

 

Que faut-il prendre en compte ?

 

- la formation. La pompe à insuline n’est pas un pancréas artificiel, elle ne fonctionne donc pas toute seule. Il est nécessaire que les personnes qui l’utilisent sachent bien en quoi consiste le diabète et sachent réagir face aux situations qui peuvent se présenter. Pour cette raison, les candidats doivent recevoir la formation nécessaire, qui inclue le comptage des hydrates de carbones de leur régime alimentaire, élément indispensable pour parvenir à un bon contrôle.

- les contrôles. La pompe apporte l’insuline de manière continue, il n’existe donc pas de dépôt d’insuline lent comme c’est le cas pour l’injection sous-cutanée. Pour cela, si l’administration d’insuline échoue (ce qui arrive très rarement mais reste possible), la glycémie peut s’élever rapidement en très peu de temps, et augmente ainsi considérablement le risque d’acidocétose diabétique. Pour éviter cela, il est indispensable de contrôler ses niveaux de glycémie au moins 5 fois par jour.

 

Comment savoir si je peux être candidat ?

 

Même s’il existe des indications générales, c’est l’endocrinologue qui détermine au cas par cas qui a accès à cette thérapie en se basant sur les capacités apprises et le degré d’investissement de la personne. En général, la thérapie avec pompe à insuline est indiquée :

- Si on souffre de crises d’hypoglycémie graves, nocturnes ou qui passent inaperçues de manière récurrente.

- Quand on n’arrive pas à contrôler la maladie même en appliquant un traitement rigoureux par multi-injections.

- Quand la glycémie subit des variations élevées.

- Quand on veut planifier une grossesse et que le contrôle par multi-injections d’insuline n’est pas satisfaisant.

- Si la personne souffre de gastroparésie (maladie qui réduit la capacité de vidange de l’estomac).

 

Quels sont les avantages ?

 

Le principal bénéfice est l’amélioration du contrôle du diabète, qui permet de diminuer la quantité et la gravité des crises d’hypoglycémie. De la même manière, le traitement avec la pompe à insuline permet de mener un style de vie plus flexible, car la diffusion peut s’adapter à l’activité et aux habitudes journalières.

Un autre aspect qui doit être mis en valeur, c’est la diminution de la quantité d’injections, car la canule se change seulement tous les trois jours. Par contre, l’obligation de réaliser des tests de glycémie est la même voir plus importante.

 

Quels sont les inconvénients ?

 

Comme tous les traitements, la pompe à insuline possède ses inconvénients. Le principal est le risque d’acidocétose, une complication dérivée du manque d’insuline chez une personne souffrant de diabète de type 1.

 

Médication , Progrès scientifiques , Technologies

Auteur : Équipe de médecins

© People Who Global, iStock.com

 

Comprendre le diabète type 2 : symptômes, traitements, complications

 

Qu'est-ce que le diabète type 2 ? Quels en sont les symptômes, les traitements et les possibles complications ?

7 novembre 2014 | Diagnostic

 

On sait maintenant que vivre une vie sédentaire a des conséquences néfastes sur la santé. Vous êtes en surpoids ? Vous avez de l'hypertension ? Vous ne faites pas d'exercice ? Si votre réponse à ces trois questions est affirmative, vous devriez faire attention, ces trois facteurs, combinés au stress, à un niveau élevé de triglycérides et au vieillissement, sont les causes principales pouvant déclencher un diabète de type II. Vous vous demandez peut-être ce qu'est exactement le diabète de type II ? La première chose à savoir est qu'une fois déclarée, le diabète dure toute la vie.

 

Que se passe-t-il dans l'organisme ?

 

Ce type de diabète est provoqué par un problème dans la manière dont le corps produit ou utilise l'insuline. Dans le cas du diabète de type II, le pancréas ne produit pas suffisamment d'insuline pour que le niveau de glucose puisse être régulé.

Au moment du diagnostic, les cellules bêta, celles qui produisent l'insuline, sont mortes à près de 50 %. Chaque année, elles vont continuer à diminuer, à un rythme d'environ 5 % par an. En général, ce type de diabète se développe progressivement.

Autre élément : tous les patients diabétiques de type II sont résistants à leur propre insuline, les cellules qui doivent transformer le glucose en énergie ne laissent pas entrer l'insuline lorsqu'elle arrive chargée de nutriments. C'est ce que les médecins appellent la « résistance à l'insuline ».

Bien qu'il apparaisse le plus souvent après 35 ans, les enfants et les adolescents peuvent également le développer, surtout s'ils souffrent d'obésité.

 

Quels en sont les symptômes ?

 

Malheureusement, les symptômes du diabète de type II ne sont pas toujours évidents ou peuvent tarder à se manifester. Ils n'apparaissent même parfois jamais et le diagnostic peut être effectué très tard. Dans d'autres cas, une personne qui est diabétique sans le savoir peut présenter les symptômes suivants :

- faim exagérée. Avoir un appétit vorace, manger des quantités gargantuesques de nourriture et maigrir malgré tout. Pour certains, cela peut sembler formidable, mais en réalité, c'est le signe que le corps fait des efforts démesurés pour fournir de l'énergie à l'organisme.

- fatigue. Si vous vous sentez extrêmement fatigué sans raison apparente, cela peut être dû au fait que votre organisme n'utilise pas le glucose correctement.

- urination plus fréquente et par conséquent, soif excessive. Le corps a besoin d'éliminer l'excès de sucre par l'urine et afin de récupérer l'eau éliminée, notre organisme nous fait signe en provoquant une soif insatiable.

- infections urinaires. Il s'agit par ailleurs d'infections qui guérissent très, très lentement.

Il arrive parfois que les enfants et les adolescents souffrant de diabète de type II puissent également présenter des zones où la peau est plus sombre et épaisse, semblable à du velours, autour du coup, des aisselles, des coudes et des genoux. C'est un des signes d'une maladie de la peau appelée « acanthosis nigricans ».

 

Comment le traiter ?

 

À court terme, l'objectif est de réduire le niveau élevé de glycémie. Sur le long terme, on cherche à éviter les complications liées au diabète.

Le traitement initial vise à améliorer la fonction de l'insuline. Pour cela, il suffit souvent de faire un peu d'exercice physique et de suivre un régime adapté. Lorsque cela ne suffit pas, on a recours aux Hypoglycémiques, médicaments administrés par voie orale, qui ont la capacité de réduire le taux de sucre dans le sang. Les cas les plus graves peuvent nécessiter la prise d'insuline, mais ils sont plus rares.

Un diabétique de type II doit adopter certaines habitudes. Ne vous inquiétez pas, ce sont des choses simples à apprendre et qui ne demandent pratiquement aucun effort :

- évaluer et enregistrer sa glycémie. La majorité des personnes souffrant d'un diabète de type II n'ont besoin de vérifier leur glycémie qu'une ou deux fois par jour. Cela ne prend qu'une seconde.

- que manger et quand. Il est très important de suivre les recommandations de votre médecin. Votre alimentation doit être variée, équilibrée et sans graisses saturée. Si nécessaire, vous pouvez consulter un nutritionniste. Vous devez lui faire part de vos antécédents en matière d'alimentation et le laisser vous indiquer que manger et à quel moment de la journée.

- prendre son traitement lorsque nécessaire. C’est fondamental. Sans traitement pharmacologique, il n'y aura pas d'amélioration. La condition du patient se dégradera.

- reconnaître et traiter les niveaux hauts et bas de glycémie. Si la personne diabétique apprend à les identifier, elle pourra ajuster ses repas ou ses prises de médicaments avant que des problèmes graves n'apparaissent.

 

Prévenir les complications

 

Comme pour toute autre maladie, il est nécessaire de prendre certaines mesures pour contribuer à éviter les possibles complications. Voici les problèmes sérieux dont peut souffrir un patient après de nombreuses années de diabète :

- problèmes oculaires, comme des difficultés à voir, notamment la nuit) et une sensibilité à la lumière.

- infections et ulcères aux pieds et sur la peau

- douleurs rénales. Il est probable qu'après avoir souffert de diabète pendant un certain temps, les reins fonctionnent moins bien.

- dégâts dans le système nerveux. Cela peut engendrer des douleurs, des picotements voire une perte de sensibilité.

- taux de cholestérol et tension élevés. Il faut faire tout particulièrement attention à ces deux paramètres. Leur négligence peut entraîner une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.

 

Vivre avec le diabète de type II

 

Certes il n’existe actuellement pas de remède contre le diabète, mais les professionnels de la santé expérimentent une grande variété de médicaments et de traitements. Il est donc essentiel pour les personnes diabétiques de se tenir au courant de toutes les avancées dans le domaine.

Mener une vie saine et garder le contrôle du diabète vous aide non seulement à nous sentir mieux, mais également à éviter les frayeurs et des complications à venir. Voyez le bon côté des choses : en menant une vie aussi équilibrée par obligation, vous resterez bien plus longtemps en bonne santé.

 

Traitement non pharmaceutique , Symptôme , Activité physique , Médication , Alimentation ,Progrès scientifiques , Diagnostic

Auteur : Équipe de rédaction

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Prévention : en prédiabète ? Que faire pour éviter le diabète ?

 

On vient de vous diagnostiquer du prédiabète, comment réagir pour éviter le diabète type 2 ?

6 juin 2015 | Diagnostic

 

Par chance, dans certains cas, le diagnostic médical est réversible, c’est-à-dire qu’il est possible d’éviter la maladie lorsque les premiers symptômes ont été repérés. Si, de plus, il s’agit d’une maladie chronique, les motivations pour l’éviter sont d’autant plus grandes. C’est justement le cas du prédiabète, véritable antichambre du diabète de type 2. Ou pas. Tout dépend de la façon dont vous réagissez face à ce diagnostic.

 

Le prédiabète est détecté lorsque votre organisme présente des niveaux de glucose dans le sang qui, sans atteindre ceux du diagnostic du diabète, sont plus élevés que la normale. Cet état ne présente pas de symptômes, il est donc essentiel de faire, passés les 45 ans et si vous êtes en surpoids, un test une fois par an. Si votre analyse de sang indique des niveaux élevés de glucose, sachez qu’il existe une série de conseils qui peuvent vous aider à vous tenir éloignés du diabète. Ainsi si votre médecin vient de vous indiquer que vous avez du prédiabète, il est fort probable qu’il vous ait conseillé de perdre entre 5 et 10% de votre poids. Comment y parvenir ? Tout d’abord en consommant moins de calories, grâce à un régime alimentaire sain et en pratiquant une activité physique légère.

 

Perdre du poids peut être assez facile, si vous savez comment

La logique est imparable : pour perdre du poids, il faut consommer moins de calories que celles « brûlées ». Aussi simple que ça. Afin de vous faciliter la tâche, voici quelques recommandations :

- mangez des aliments pauvres en graisses et en calories. Donnez la priorité aux viandes blanches, au poisson et aux céréales « complètes ». N’hésitez pas à consommer beaucoup de fruits et de légumes.

- réduisez la taille des portions et arrêtez de manger dès que la sensation de faim disparaît, même s’il vous reste de la nourriture dans l’assiette.

- remplacez tous les sodas et boissons sucrées par de l’eau.

- restez physiquement actifs. Habituez-vous à pratiquer une activité physique quotidienne.

 

Exercice physique : votre meilleur allié

Comme nous vous le disions, la majorité des personnes ayant du prédiabète ont ne serait-ce qu’un léger surpoids. L’introduction d’une activité physique doit donc se faire de façon progressive. Cela vous permet également d'éviter les frustrations : si vous sortez courir le premier jour, il est probable que vous rentriez démoralisé et sans avoir pu tenir le programme ambitieux que vous vous étiez fixé.

 

Pour commencer, remplacez par exemple une de vos activités sédentaires (regarder la télévision) par une petite promenade. L’étape suivante, quelques semaines après, est que vous prévoyiez 30 minutes de marche entre 3 et 5 fois par semaine. Troisième étape, augmenter la fréquence et l’intensité jusqu’à arriver à un rythme qui ne vous permette pas de maintenir une conversation.

 

Si vous aviez une autre maladie qui vous empêche de pratiquer la marche à pied, vous pouvez choisir le vélo d’intérieur ou la piscine.

Maintenant que vous savez que faire pour éviter la maladie, le prédiabète n’est plus qu’une excuse pour commencer à prendre soin de vous. Vous verrez que, en suivant ces quelques recommandations, vous pourrez non seulement retarder ou (mieux encore) éviter l’apparition du diabète, et vous vous sentirez bien mieux.

 

Traitement non pharmaceutique , Symptôme , Activité physique , Alimentation , Diagnostic

Auteur : Équipe de rédaction

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